Deep Dive
La rupture : une maladie qui détruit le couple
Road to Saiyan commence par décrire le choc émotionnel d'une séparation quand on s'est projeté toute sa vie avec une personne. Il explique son diagnostic récent : un syndrome d'hypersensibilité centrale, maladie neurologique longue à soigner mais treatable. Durant ses crises — environ 3 ou 4 jours par semaine — il est alité et incapable de participer à la vie familiale. De l'autre côté, il y a une femme forte, indépendante, avec un métier important, qui pendant 4 ans a dû encaisser seule la charge complète des enfants, transformant le couple en situation invivable. Il reconnaît que le couple n'a pas échoué sur des raisons ordinaires, mais sur une réalité médicale qui a littéralement bouillie la relation.
La maison, le piano, tout ce qu'il abandonne
Road to Saiyan décrit en détail ce qu'il laisse derrière lui : une belle demeure de 260 m² qu'il a lui-même rénové de A à Z en tant que maître d'œuvre, avec piscine, jardin paysagé, terrasse vitrée — un petit paradis construit pierre par pierre avec son argent gagné sur YouTube et ses projets professionnels. Plus douloureux encore, le piano, cet instrument avec lequel il parle, joue, et trouve du sens. Il insiste : il ne peut pas emmener le piano, ni ses enfants. Ils doivent rester ici pour ne pas être traumatisés. Il accepte cette injustice avec lucidité — c'est l'homme qui part, c'est normal. Mais il continue d'investir dans cette maison pour ses enfants : ce soir même, il va peindre le canapé pour qu'il s'encastre parfaitement, sachant qu'il ne sera pas là pour en profiter.
Repartir à zéro : du rêve du château au 20 m²
Face à son statut de youtubeur sans CDI, les propriétaires refusent catégoriquement de lui louer un appartement malgré ses multiples crédits actifs et ses preuves de revenus. Lui, habitué à 260 m² et à une vie de confort, doit accepter un 17 m² qui l'a plongé en dépression — impossible d'y mettre un piano, d'y accueillir ses enfants décemment. Il s'est donc constitué un dossier de location pour trouver minimum 25 m² avec un peu de lumière. Mais il affirme une chose avec conviction absolue : il repartira du château via le travail. Comme Schubert mort dans l'ombre avant d'être redécouvert 40 ans plus tard, lui aussi remontera. C'est cela qu'il veut montrer à ses enfants — pas de vengeance, pas d'amertume, juste papa qui guérit, travaille, et reconstruit.
Le projet cinéma : Schubert comme Renaissance
Le timing ne pourrait pas être pire ou meilleur : il vient de décrocher le rêve absolu de sa vie — un projet de film sur des compositeurs, avec possibilité de 4 ans de production dédiée. Il a déjà obtenu une bourse et une productrice qui le suit. Pour financer ce premier film sur Schubert, il lance un projet Hul avec des produits rares : son ebook Road to Saiyan avec code 20 % Broadway, un God Pack Pokémon ultra-travaillé pour financer le film, un album physique (il en reste 5), un DVD unique sous blister. Le lien émotionnel est viscéral : Schubert est mort inconnu, c'est Franz Liszt qui l'a remis au goût du jour 40 ans après. Road to Saiyan se voit dans cette trajectoire. Le film sera extraordinaire, il en est convaincu, et ce succès sera sa victoire personnelle.
Souveraineté : seul mais libre
Il termine en affirmant qu'il n'a pas le choix — il doit tout déchirer, tout recommencer, parce qu'il doit redevenir souverain de sa vie. Il reconnaît qu'il n'est pas heureux de ce qui se passe, loin de là. Il quitte une maison qu'il aime, un piano qui le nourrit, une vie de confort. Mais il admet aussi que la solitude lui fera du bien — il est un loup solitaire de base. Il va tout déchirer : faire de l'argent, financer son film, montrer à ses enfants que papa peut se relever. Et après ? Après, le château. Pas de bravade, juste de la détermination. Il demande du soutien pour le projet Hul, remerciant ceux qui l'ont fait rire ou touché pendant ces 14 années de YouTube.